L’architecture m’a appris à regarder avant d’agir. À comprendre un espace avant de le transformer.
Observer les lignes, les volumes, les pleins et les vides. Comprendre comment un corps s’inscrit dans un lieu, comment il s’y tient, comment il l’habite.
Ce regard, acquis par le dessin et l’analyse architecturale, n’a jamais quitté mon travail. Il précède la peinture. Il en est la condition silencieuse.
Chaque œuvre naît de cette attention portée à l’espace, à la posture humaine, à l’équilibre fragile entre le corps et ce qui l’entoure.
Le croquis est complice d’un regard, d’une observation. Il est un temps de présence.
Dessiner, c’est rester. Rester face à un lieu, à une posture, à une lumière, jusqu’à ce que quelque chose se mette en place.
Le trait cherche. Il hésite, se reprend, s’efface parfois. Ce n’est pas une recherche de forme, mais une manière de comprendre ce qui tient.
Dans le croquis, rien n’est encore décidé. Et c’est précisément là que tout commence. La peinture viendra plus tard, lorsque le regard aura trouvé sa justesse.
Le croquis d’observation occupe une place centrale dans la démarche d’Alain Rouschmeyer, artiste peintre figuratif contemporain, comme temps de compréhension du corps et de l’espace avant la peinture.
Du dessin à la peinture figurative
Le dessin ne disparaît jamais. Il se transforme.
Lorsque la peinture commence, le regard est déjà là. Le corps a trouvé sa place, l’espace a posé ses lignes de force.
La couleur n’intervient pas pour séduire, mais pour déposer une présence. Elle prolonge le dessin, elle en ralentit le temps.
La peinture figurative devient alors un espace de retenue. Un lieu où le corps, l’architecture et le paysage continuent de dialoguer, sans jamais s’imposer les uns aux autres.
La peinture figurative d’Alain Rouschmeyer prolonge le dessin d’observation par une approche lente et contemporaine du corps dans l’espace, héritée d’une formation architecturale.
Médaille d’or – Prix International des Professionnels de l’Art 2025
Une démarche contemporaine, lente et incarnée
Ma peinture s’inscrit dans un temps volontairement lent. À contre-courant de l’immédiateté, elle revendique l’attention, la présence, la retenue.
Le corps humain y apparaît sans effet, sans narration imposée. Il est là, simplement, dans un espace qui le contient autant qu’il le révèle.