Le croquis comme intention dessinée
Itinéraire dessiné — livres & croquis
Tout commence rarement par une œuvre achevée.
Il y a d’abord le dessin.
Le trait qui cherche, l’espace qui se met en place, la présence qui hésite.
Depuis plusieurs années, le croquis accompagne mon travail,
tantôt comme outil de lecture du monde et de l’architecture,
tantôt comme lieu d’apparition du corps et de la posture humaine.
Les livres présentés ici ne forment pas une collection au sens strict,
mais un itinéraire dessiné —
un chemin faisant,
où le dessin ne précède pas seulement l’œuvre,
il en révèle parfois l’essentiel.
Avant de devenir présence, le dessin est d’abord un regard à comprendre.
Le dessin comme espace
Depuis longtemps, le croquis est pour moi un véritable langage.
Lire et traduire un lieu, une architecture, un paysage.
Comprendre les lignes de force, les rapports d’échelle, les tensions silencieuses qui organisent l’espace.
Dans ces livres, le dessin ne cherche pas à séduire.
Il observe, mesure, reproduit et traduit une intention.
Il devient une manière d’articuler le regard,
d’ouvrir l’observation à ce qui reste encore à découvrir.
Cette approche du croquis comme outil de lecture a donné lieu à plusieurs ouvrages,
consacrés à l’espace architectural, au paysage et aux transversalités urbaines.
Paysages emboîtés,
Esquisses et croquis d’architecture, (T1 - T2 - T3)
Le croquis, un langage dont chacun peut s’emparer,
Lac d’Annecy et d’Aiguebelette
témoignent de cette première orientation du dessin.
Livres disponibles autour du croquis d’espace
→ Paysages emboîtés
→ Esquisses et croquis d’architecture (tomes I à III)
→ Le croquis, un langage dont chacun peut s’emparer
→ Lac d’Annecy et d’Aiguebelette
Mais à force de regarder l’espace, quelque chose a commencé à apparaître.
Le dessin comme présence
Peu à peu, le croquis révèle une diversité d’orientations.
Il devient l’expression d’une observation,
d’un projet,
d’une intention.
Une posture esquissée,
un corps en attente,
une présence fragile, saisie avant toute mise en peinture.
Avec LE CROQUIS… L’INSTANT DESSINÉ,
le dessin ne précède plus l’œuvre comme une simple étape préparatoire,
mais comme une recherche récurrente,
destinée à alimenter des axes de compréhension.
Il devient alors un espace autonome,
où l’instant se suffit à lui-même.
Une version anglaise de cet ouvrage est également disponible.
SKETCHING THE MOMENT ● le découvrir
À propos des livres et du croquis
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→ Non. Ils relèvent d’une démarche artistique et d’un regard sur le croquis comme outil de pensée et de présence.
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→ Celui-ci marque un déplacement du dessin-outil vers le dessin-présence, et constitue le cœur sensible de l’itinéraire.
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→ Non. Ils s’adressent à toute personne sensible aux processus, à l’observation et au temps long.
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→ Oui. Chaque ouvrage peut être découvert séparément, même s’ils dessinent ensemble un parcours cohérent.
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→ Oui, SKETCHING THE MOMENT est la version anglaise de LE CROQUIS… L’INSTANT DESSINÉ.
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→ Le croquis ne prépare pas l’œuvre : il en contient déjà l’intention.
Vers le croquis d’intention
Après le croquis d’espace,
après le croquis de présence,
une autre nécessité s’est imposée.
Celle de revenir au dessin comme lieu d’intention.
LE CROQUIS… L’INTENTION DESSINÉE prolongera cette recherche.
Il mettra en regard les croquis et certaines œuvres peintes abouties,
non pour établir une filiation directe,
mais pour révéler ce qui subsiste du dessin
au cœur même de la peinture.
Il ne s’agira pas d’expliquer une œuvre par son croquis,
mais de montrer comment une intention circule,
persiste,
parfois se transforme,
parfois résiste.
Ce livre à paraître viendra refermer — provisoirement —
cet itinéraire dessiné,
en affirmant le croquis non comme un prélude,
mais comme une pensée à part entière.
Le dessin ne prépare pas l’œuvre : il en contient déjà l’intention.