i-CAC : Cotation référencée sur la plateforme officielle des artistes cotés.
Expert judiciaire (Pierre Gimenez) : Évaluation officielle retenue pour les contextes fiscaux et successoraux.
Détails techniques
Technique : Acrylique sur toile Dimensions : 70 × 70 cm épaisseur 2 cm Année : 2022 Support : Toile sur châssis en bois Encadrement : encadrée Finitions : Vernis satiné anti-UV - bords peints - prête à être accrochée Certificat : Œuvre originale signée, livrée avec certificat d’authenticité et certificat de dépôt international
Démarche artistique
Avec SOUVENIR D'ENFANCE, j'ai souhaité capter ce moment fugace où un simple geste, celui d'approcher une fleur à son visage, ouvre les vannes silencieuses de la mémoire. La femme marche sans se presser, emportant dans sa démarche la légèreté d’un souvenir intime. La composition, épurée et baignée de lumière, laisse toute sa place à l’émotion discrète : celle d'un instant suspendu entre hier et aujourd’hui. À travers cette scène ordinaire, j’interroge la force douce de nos attaches invisibles.
i-CAC : Cotation référencée sur la plateforme officielle des artistes cotés.
Expert judiciaire (Pierre Gimenez) : Évaluation officielle retenue pour les contextes fiscaux et successoraux.
Détails techniques
Technique : Acrylique sur toile Dimensions : 70 × 70 cm épaisseur 2 cm Année : 2022 Support : Toile sur châssis en bois Encadrement : encadrée Finitions : Vernis satiné anti-UV - bords peints - prête à être accrochée Certificat : Œuvre originale signée, livrée avec certificat d’authenticité et certificat de dépôt international
Démarche artistique
Avec SOUVENIR D'ENFANCE, j'ai souhaité capter ce moment fugace où un simple geste, celui d'approcher une fleur à son visage, ouvre les vannes silencieuses de la mémoire. La femme marche sans se presser, emportant dans sa démarche la légèreté d’un souvenir intime. La composition, épurée et baignée de lumière, laisse toute sa place à l’émotion discrète : celle d'un instant suspendu entre hier et aujourd’hui. À travers cette scène ordinaire, j’interroge la force douce de nos attaches invisibles.
“Son ombre s’étirait devant elle comme la petite fille qu’elle avait été et qui aimait par dessus tout offrir à sa mère un bouquet de fleurs sauvages qu’elle cueillait dans la prairie autour de la maison. Désormais elle préférait laisser la nature intacte, sauf ce matin-là où sur le chemin menant à la place du village, ce souvenir d’enfance lui était revenu en mémoire à la vue d’un large tapis mauve tacheté de rose pâle et de jaune vif et ondulant sous la brise. Alors elle avait prélevé avec soin quelques brins, maintenant rassemblés dans une main tandis que l’autre tenait une knautie des champs dont elle respirait avec nostalgie le frais parfum printanier.”
La toile est une petite merveille de composition. Le paysage, l’architecture, la perspective, l’enchaînement des couleurs, tout est construit avec équilibre et force. L’artiste capture un moment de vie d’une apparente banalité. Une femme chemine dans l’espace public et porte une fleur à son nez pour en sentir le parfum. Alain Rouschmeyer déroule une scène de genre où le signifié à autant d’importance que le signifiant. Derrière le geste, c’est tout un monde intérieur que le peintre évoque à travers le souvenir de l’enfance. Le peintre fige le surgissement de la mémoire et suggère par un habile jeu d’ombre, la confrontation de deux âges. Les souvenirs évoluent avec le temps et leurs accès sont parfois complexes. Nos sens jouent un rôle majeur pour pénétrer dans les dédales de l’inconscient et faire jaillir la lumière. La toile est en quelque sorte une mise en abîme de la fameuse madeleine de Proust. La peinture fixe le souvenir du souvenir. L’art est un formidable trompe-la-mort, trompe l’oubli. Le talent de narrateur d’Alain Rouschmeyer s’exprime parfaitement dans ce « souvenir d’enfance ».
Andréas ALBERTI -Auteur, critique d'art, journaliste spécialisé - juillet 2022